Le circuit d’Istanbul Park, conçu pour tourner dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, offre une série de virages rapides mais aussi lents.
Les dépassements sont difficiles, notamment dans la première moitié du tour mais la longue ligne droite qui mène à l’épingle du virage numéro 12 représente l’opportunité idéale pour se frayer son
chemin au sein du peloton.
Couplé au défi qu’est le virage numéro 8, sans doute le plus intéressant de la saison, tous les ingrédients sont réunis pour nous faire vivre un Grand Prix palpitant.
Suspensions : Ce circuit encore récent offre une surface en très bon état et les vibreurs ne s’avèrent pas particulièrement agressifs ce qui facilitent très certainement la mise au point
de la monoplace, surtout en ce qui concerne son équilibre.
Une fois n’est pas coutume, l’équipe tâchera d’opter pour un compromis entre un réglage dur pour la partie rapide du circuit qui demande une voiture réactive dans les changements rapides de
direction, et un réglage plus souple pour la partie plus lente qui requiert un bon grip mécanique.
Aérodynamisme : Istanbul Park ne compte que peu de virages rapides critiques mais l’équipe optera pour des appuis aérodynamiques moyens de sorte à avoir une bonne vitesse de passage dans
le virage numéro 8. Cependant, dans les virages 3 à 5 et 12 à 14, c’est le grip mécanique qui s’avère déterminant.
Freins : La zone de freinage au niveau du virage numéro 12, après la longue ligne droite, est sans doute la plus importante du circuit. C’est également la meilleure opportunité de
dépassement et nous devrions donc assister à plusieurs manœuvres musclées lors du Grand Prix.
Si ce circuit n’est pas particulièrement exigeant pour les freins, le package aérodynamique embarqué risque de générer quelques blocages de roues arrière, ce qui sera d’autant plus compliqué
compte tenu du nouveau règlement électronique mis en place cette saison.
Pneus : Le circuit turc est relativement exigeant pour les pneus, notamment dans le virage numéro 8 qui met les enveloppes à rude épreuve, l’avant droite surtout. Bridgestone a opté pour
les pneus durs et médium de sa gamme, comme c’était déjà le cas à Barcelone, pour le Grand Prix d’Espagne.
Le fait que la course ne se déroule plus en été mais au mois de mai risque très certainement d’avoir un impact sur les conditions de piste et donc le comportement et le niveau d’usures des
pneumatiques. Dans des conditions de piste plus fraîches, la piste devrait être plus exigeante pour les enveloppes nippones.
Moteur : Istanbul offre des défis variés pour les motoristes de l’équipe Renault F1 et demande à la fois une bonne vitesse de pointe ainsi qu’un moteur puissant pour bien sortir des
virages plus lents.
Le virage numéro 8 est une préoccupation permanente - le moteur doit offrir une puissance solide à haut régime dans ce virage très rapide. Avec près de 65 % du tour à pleine charge, ce circuit
est dans la moyenne du calendrier.
D'après un communiqué de presse ING RenaultF1Team.
par Manu
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