
Nouveau règlement
oblige, la saison 2009 de Formule 1 sera une année remplit de nouveautés. Si l'aérodynamisme sera le changement le plus visible et le plus spectaculaire, un autre, plus discret, fera son
apparition. Il s'agit du KERS.
Ce système de récupération d'énergie, autrement appelé "Kinetic Energy Recovery System", est un véritable défi pour les équipes de Formule 1, qui n'ont pas été habituées à ce type d'élément. Sa
mise au point est d'ailleurs délicate et son développement extrêmement coûteux.
Le directeur technique du RedBull Racing Renault, Goeff Willis, nous offre une explication très intéressante sur le défi que représente ce KERS et sur son implantation dans une monoplace. Un
récit issu du magazine Italien
Autosprint.
"Le Kers ne trouvera qu’une application limitée en F1, ce sont surtout les nouveaux règlements concernant l’aérodynamisme qui créeront de nouvelles opportunités de
dépassement", explique le Britannique dans Autosprint. "Le règlement autorise une grande liberté dans le positionnement des batteries."
"Elles pourraient être disposées à l’intérieur du réservoir d’essence et occuper dans ce cas un volume correspondant à 15-18 litres d’essence avec comme
conséquence une augmentation de la capacité et donc de la taille du réservoir."
"La coque pourrait ainsi être plus haute et plus large de 30 mm. Les batteries sont composées de différentes cellules, chacune d’entre elle ayant la taille d’une
batterie d’ordinateur portable (je ne parle pas du Macbook Air…) avec une capacité de 3 à 6 volts.", ajoute-t'il.
"Toutes les cellules seront rassemblées dans un conteneur rigide approprié. Le positionnement de la batterie est libre, mais si cet emplacement se révèle
périlleux, la FIA pourra demander un changement. Il paraît évident que la batterie ne pourra pas être disposé trop loin du Kers, pas plus de 20 à 30 cm, et son système
d’activation-désactivation devra être facile d’accès."
"Théoriquement, au niveau de la distribution des poids, un positionnement optimal serait l’intérieur du museau, mais cela impliquerait une longueur de câble de
plus de 2 m qui compromettrait l’efficacité du Kers."
"Mais compte tenu des caractéristiques des nouvelles gommes slick, les teams chercheront à reporter le poids le plus possible vers l’avant. Le poids de ce
dispositif sera de l’ordre de 35 kg, ce qui aura pour conséquences une réduction considérable du lest embarqué", conclu Geoff Willis.
L'introduction du KERS fait aujourd'hui débat. De nombreuses équipes éprouvent d'importantes difficultés dans sa mise au point et la sécurité de ce système est douteuse. Plusieurs accidents ont
été déplorés lors de son utilisation, de quoi remettre en cause son arrivée en Formule 1 dés 2009.
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